Prévention des risques psychosociaux (RPS), audits...
Pas un consultant "expert" mais plutôt un "éclairagiste"
Les organisations peuvent faire appel à mes services et à mes compétences pour plusieurs raisons et sur demande de la Direction, les responsables du personnel, la DRH, le CHSCT… :
-une évaluation des risques professionnels
-une analyse de l’organisation et de son système dans son ensemble
-une analyse du travail, des postes, des métiers.
La méthodologie et les outils vont être choisis en fonction de la demande mais une démarche générale « type » peut être ainsi présentée :
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Analyse de la demande
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Pré-enquête de terrain
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Reformulation de la demande et définition de la mission
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Co-définition du plan d’action en fonction des trois niveaux d’intervention (primaire, secondaire et tertiaire)
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Évaluation de mon action.
Le déroulé d’une intervention dans le cadre de la prévention des RPS au sein d’une organisation est
l’occasion de recenser quatre éléments structurant un processus de sortie de crise (ANACT) :
1. Un parti pris de l’intervenant se situant d’emblée sur les leviers organisationnels plutôt que sur
le registre du soin des symptômes identifiés (ce qui n’exclut pas, bien sûr, que ceux-ci soient
simultanément traités). Il lui faudra donc faire partager ce postulat à chacun de ses interlocuteurs
tout au long de l’intervention.
2. Un soin particulier à s’appuyer sur le dialogue social, quelle que soit sa qualité, de manière
à instruire l’articulation entre performance de l’entreprise – qualité de la production ou
des prestations – conditions de travail. En ne négligeant aucun avis, chacun renouvelle
son positionnement en repartant des situations réelles de travail et de leurs déterminants
organisationnels et contribue ainsi à leur évolution.
3. Une implication du conseil d’administration (sans oublier l’encadrement) qui, pour être
très vigilante quant aux objectifs de performance, va fortement crédibiliser le processus de
transformation. Ce portage politique, dont l’effet positif est très visible pour une petite organisation,
est aussi essentiel dans de grandes structures parce qu’il conforte l’engagement des partenaires
sociaux et contribue à atténuer les comportements parfois désabusés des salariés (dont des
cadres de proximité) à l’égard de toute perspective de changement.
4. Une démarche participative sans laquelle la bonne volonté des parties prenantes ne suffira pas
à aboutir à des dispositions organisationnelles concrètes. Il est alors important que cette démarche soit issue d'un processus de décision collective.
La prévention des problèmes de santé psychique au travail se décline en trois niveaux d’intervention (Rouat et coll., 2017) :
-primaire (causes) : identifier les facteurs pathogènes des situations de travail et tenter de les éliminer, les réduire et sinon les éviter
-secondaire (processus) : améliorer la stratégie et la gestion tant individuelle que collective face aux exigences du travail
-tertiaire (conséquences) : accompagner la réhabilitation de l’employé en difficulté, favoriser le retour au travail et en assurer le suivi.
Prévenir les risques et développer les ressources
Les Risques Psycho-Sociaux (RPS) sont liés à la santé, qui recouvre plusieurs sphères : physiologique, sociale, mentale et psychologique, cognitive. Ces dimensions interagissent et dépendent les unes des autres. Les évaluer demande une approche globale et ≪ mixte ≫, à la fois qualitative et quantitative.
La Qualité de Vie au Travail (QVT) tient aux conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et à leur capacité à s'exprimer et à agir sur le contenu de leur activité (ANI de 2013). Elle recouvre des perceptions subjectives et des éléments objectifs d'organisation du travail. Il ne s'agit pas d'opposer ces deux notions, mais de rechercher leur articulation.
Promouvoir la QVT ne dispense pas d'identifier les risques et les dysfonctionnements ; prévenir les risques n'empêche pas de développer les ressources existantes. Elles se rejoignent autour des relations de travail, du dialogue social, de l'organisation et du contenu du travail.
Mon intervention vise donc un environnement de travail capacitant : les salariés et les collectifs y mettent en oeuvre leurs capacités, acquièrent de nouvelles compétences et élargissent leur pouvoir d'agir. Elle se démarque d'une analyse de surface, tournée vers les seules problématiques individuelles ou les seuls changements organisationnels.
Cadre méthodologique
L'analyse qualitative suit une démarche systémique : elle aborde les situations dans leur complexité et leur globalité, aux plans microsocial et macrosocial (Massa, 2002). Un système est une ≪ unité globale, organisée d'interrelations entre éléments, actions, individus ≫ (Morin, 1981). Modifier l'un de ses éléments modifie ceux qui lui sont liés, et donc le système entier. Je m'appuie sur le modèle des 7S de McKinsey (Waterman et coll., 1980), qui décrit une organisation comme sept variables interconnectées conditionnant sa performance et sa capacité de changement : Stratégie, Structure, Systèmes, Style de management, Ressources humaines, Savoir-faire, Valeurs partagées.
Cette approche prend en compte les aspects subjectifs et objectifs, la valeur et le sens du travail. Elle aboutit à une synthèse qui modélise le système : axes principaux, dysfonctionnements, liaisons entre les axes, boucles de rétroaction et influence sur les groupes et les individus.
Selon la taille de la structure, l'analyse qualitative est complétée par une enquête par questionnaire. Le WOCCQ (WOrking Conditions and Control Questionnaire)© est une méthode de diagnostic collectif des risques psychosociaux, mise au point par Isabelle Hansez à l'Université de Liège et largement reconnue en Belgique et en France.
Ses questionnaires mesurent : le niveau de stimulation et de stress (niveau de risque) ; les facteurs de l'environnement de travail sources de stress ou de stimulation (facteurs de risque). Ils permettent d'identifier des groupes à risque et de planifier une prévention ciblée. L'enquête se déroule en ligne sur le WOCCQ Online©, géré par l'Université de Liège, à condition que chacun dispose d'un accès Internet et y soit familier.
D'autres tests et questionnaires sont mobilisables en fonction de la demande et du public concerné.